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LES MULTIPLES INTERETS DU CHAUFFAGE AUTOMATIQUE AU BOIS
Le bois énergie présente divers atouts. Ils sont de quatre ordres :
  • Valorisation forestière : Il concourt à une gestion forestière durable.
  • Economique : le bois est une énergie bon marché, non indexée sur le cours du baril de pétrole.
  • Environnemental : Il permet de lutter efficacement contre le réchauffement climatique et les émissions polluantes.
  • Emploi : Il permet de développer l'activité économique, particulièrement en milieu rural.
Le bois énergie, outil de valorisation forestière et de gestion durable
Un nouveau produit issu de la forêt régionale

La forêt en Provence-Alpes-Côte d'Azur s'étend sur 1,4 millions d'ha soit prés de 40 % du territoire. Abondante, elle s'accroît d'année en année de l'ordre de 1 % par an en surface. Elle constitue une forêt jeune souvent de première génération : colonisation de terres à l'abandon.
Forêt méditerranéenne se développant dans des conditions géologiques et climatiques particulières et peu favorables, elle se caractérise notamment par :

  • Un important volume de bois pour 80 % voué à une utilisation en bois de chauffage (taillis de chêne) ou en bois d'industrie (résineux de faible valeur marchande).
  • Des conditions d'exploitation souvent difficiles (relief, ...)
  • De forts enjeux sociaux (accueil du public, nombreux usages : chasse, champignons&) et environnementaux (rôle de protection en montagne, biodiversité).
  • Une exposition majeure au risque incendie.
La faible qualité des bois, la limitation du débouché pour ces derniers, le morcellement de la propriété et les contraintes sociales sont autant de facteurs qui limitent l'exploitation de la ressource en bois qui est de l'ordre de 30 % de l'accroissement biologique annuel.
Plus qu'en surface, la forêt s'accroît en volume et la faible exploitation constitue désormais un enjeu majeur d'aménagement du territoire en terme de :
  • Prévention incendie : l'augmentation de la biomasse accroît d'autant le risque incendie.
  • Gestion durable de la forêt : difficulté de renouvellement des peuplements vieillissants.
Le bois énergie, au travers du produit plaquettes forestières, permet de mobiliser des bois non exploités et d'offrir un nouveau débouché aux bois résineux dans la région. Son développement doit permettre ainsi de concourir à la relance de l'exploitation forestière et favoriser la sylviculture.

La valorisation des produits connexes

Le bois énergie permet par ailleurs de valoriser les produits connexes de la transformation du bois. Les industries de première (sciage) et deuxième transformation (charpente, menuiserie) produisent des plaquettes à partir des chutes résultant du processus de transformation. Elles peuvent valoriser ces produits connexes soit en autoconsommation pour satisfaire leur propre besoin de chauffage soit en les commercialisant pour l'approvisionnement des chaufferies.

Après incendie, la réhabilitation des terrains parcourus par le feu nécessite entre autres l'exploitation des bois brûlés. Du fait de l'absence totale de débouchés, le propriétaire réalise ces travaux en totale perte, les coûts de ces derniers restant à sa charge et ne pouvant être amenuisés par la valorisation des bois produits. Le bois brûlé est par ailleurs totalement adapté à une valorisation en plaquette pour l'énergie.
Les différentes expérimentations menées dans la région ont démontré que si la valorisation du bois brûlé en plaquettes ne peut couvrir le coût total des travaux de restauration, il peut cependant permettre de compenser une partie des frais engagés et réduire parfois jusquà 50% la facture pour le propriétaire.
Le bois énergie permet en ce sens de faciliter la restauration des terrains incendiés.

Le bois énergie, outil d'économie sur la facture de chauffage
Un coût « entrée chaudière » compétitif

Le bois est une des sources d'énergie les moins chères parmi celles disponibles aujourd'hui. C'est sous la forme plaquette qu'il est le plus intéressant.

Ceci tient au fait que :

  • La plaquette forestière est issue d'un processus de production simple (coupe, broyage stockage de l'arbre) qui ne nécessite pas de transformation complexe (raffinage) consommatrice d'énergie, ni de transport sur de très longues distances (comparativement aux énergies fossiles).
  • La plaquette est produite à partir de bois de faibles valeurs, ne trouvant que peu de débouchés actuellement. Le prix de revient est principalement constitué du coût de son exploitation (bûcheronnage, débardage, broyage) dépendant de la localisation de la ressource (zone d'accès plus ou moins faciles, ...) Le prix d'achat du bois à son propriétaire n'a que très peu d'influence sur le prix final du combustible produit.
  • Le bois n'est pas indexé sur le prix des énergies fossiles et il na pas augmenté ces dernières années contrairement au fioul et au gaz notamment, ce qui le rend dautant plus compétitif. (Pour mémoire prix du fioul en 2002 : moins de 4 cts d'euro/kWh).
Un coût stable

Au delà du prix, l'intérêt économique du bois réside dans la stabilité de son prix dans le temps qui s'explique par les facteurs suivants :

  • Le bois est une des rares matières premières dont le prix nest pas indexé sur le prix des énergies fossiles. Son prix ne suit pas la tendance du marché du baril de pétrole.
  • Le bois étant issu d'un processus simple peu consommateur en énergie, l'augmentation du prix de l'énergie n'a qu'un impact très limité sur le coût de production de la plaquette (comparativement aux autres énergies).
Si l'investissement de la chaudière bois est supérieur à celui d'une chaudière classique, le coût moindre du combustible le compense tout au long des années de fonctionnement.
Cette particularité constitue par ailleurs un gage de stabilité : la facture totale annuelle du chauffage au bois (amortissement de l'investissement : part fixe + achat de combustible : part variable) se réparti différemment de celle des énergies fossiles. Quand pour le bois la part variable sujette à évolution dans le temps représente 30 à 40 % de la facture totale, elle sélève à 90-95 % pour les énergies fossiles.

Une augmentation du prix du bois fait peu varier la facture globale, alors qu'une augmentation du prix des énergies fossiles fait augmenter la facture dans sa quasi totalité.
Ainsi, avec le bois, l'utilisateur se prémunit des variations de sa facture d'une année sur l'autre.
Le bois énergie, outil de lutte contre le changement climatique
Une énergie renouvelable, limitant l'effet de serre

La combustion du bois rejette le CO2 stocké par l'arbre lors de sa croissance selon le principe de la photosynthèse et du cycle du carbone.

On parle de bilan nul en terme de CO2 du fait de non apport supplémentaire de CO2 dans l'atmosphère contrairement aux énergies fossiles (il ny a pas de destockage massif de carbone dans l'atmosphère, seulement une restitution du CO2 capté qui est alors réabsorbé par la croissance dun nouvel arbre). L'utilisation du bois comme énergie accélère le cycle du carbone : que ce soit par combustion ou décomposition de l'arbre à sa mort, le carbone est restitué puis stocké à nouveau et ainsi de suite.
L'utilisation de 4 m3 de bois en substitution d'une énergie fossile pour le chauffage collectif résidentiel évite l'apport de 2,5t de CO2 dans l'atmosphère.

Le chauffage automatique au bois réduit l'émission de polluants atmosphériques

Les technologies performantes de chaudières automatiques couplées à la fragmentation du combustible bois (plaquette) permettent une maîtrise totale et un haut rendement de la combustion. La combustion complète à haute température limite très fortement les rejets gazeux polluants.

Ces performances associées à l'absence de souffre dans le bois permettent de placer la chaudière automatique comme la plus performante par rapport aux chaudières à énergie fossiles et aux chaudières à bûches traditionnelles. Le renouvellement de ces dernières par des appareils modernes constitue un enjeu majeur en terme de réduction de la pollution atmosphérique.

Les éléments ci-dessus ne sont valables que pour l'utilisation de bois parfaitement propre. Le bois traité ou souillé issu de la récupération, utilisé dans des chaudières sans précautions et dispositifs très particuliers de traitement des rejets est une source de grave pollution (le cadre réglementaire est par ailleurs différent pour l'utilisation de ce type de bois). Les chaudières automatiques ne sont pas des incinérateurs et ne peuvent en aucun cas jouer ce rôle sans risque pour la santé publique.

Bilan environnemental du chauffage collectif au bois

Le bilan peut être appréhendé au travers de deux indicateurs simple : la consommation d'énergie non renouvelable dans la production de chaleur (énergie grise) et le bilan effet de serre des différents système de chauffage.

Les plaquettes forestières pour le chauffage collectif sont largement plus performantes que les énergies classiques en terme de consommation d'énergie non renouvelable pour être mises en œuvre.
Ces 0,26 MWh non renouvelables utilisés pour la production d'1 MWh d'énergie utile proviennent pour près de 60 % de l'électricité nécessaire pour faire fonctionner la chaufferie et les pompes du réseau de chaleur et 40 % pour la mise à disposition du combustible (exploitation, transport ...).

Compte tenu de la complexité des filières qui les composent les énergies fossiles présentent des bilans bien moins flatteurs. Le chauffage basé sur l'utilisation d'énergies traditionnelles consomme plus d'énergie qu'il n'en restitue.

De même le bilan en terme d'effet de serre des différentes énergies positionne favorablement le bois grâce à son cycle de carbone court :

L'analyse de l'énergie grise et du bilan sur l'effet de serre des différents modes de chauffage positionne le bois comme la plus intéressante de toutes les énergies. Il émet 4 à 20 fois mois d'équivalent CO2 que les énergies classiques.

NB : L'ensemble des éléments ci-dessus sont extraits du bilan environnemental du chauffage collectif au bois établit par l'Ademe en 2005.

Le bois énergie, outil de création d'emploi et de développement local
L'utilisation de plaquettes forestières permet :
  • De développer ou maintenir de l'activité économique grace à l'ensemble des opérations de production de plaquettes bois énergie (exploitation, broyage, stockage/conditionnement, livraisons, ...).
  • De développer et diversifier l'économie du bois et de la forêt en milieu rural, en créant ou maintenant des emplois dans les entreprises sur les territoires.
Contrairement aux énergies fossiles, l'ensemble des dépenses liées à la production du combustible pour le chauffage est réinjecté dans l'économie locale. La relocalisation économique sera dautant plus forte que l'organisation pour l'approvisionnement se fera à une échelle de territoire pertinente et en circuit court.

Pour en savoir plus : http://www.ademe.fr
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