FLUX RSS

ESPACES THEMATIQUES
SITES PARTENAIRES
Exemples de valorisation du Pin d'Alep
Essence pionnière du littoral méditerranéen, le pin d'Alep représente le peuplement principal de la plupart des forêts récentes nées de la recolonisation de terres agricoles ou de sites incendiés.

Emblématique des collines provençales, il porte avec lui l'image de paysages écrasés de soleil dont la seule évocation renvoie à la carte postale d'une silhouette torturée par le mistral, dans le bruit assourdissant des cigales.

Si le Pin d'Alep a été largement utilisé de différentes manières dans le début du XXème siècle, il l'est essentiellement, dans les années 2000 utilisé pour la production de pâte à papier.

Sur le territoire de la Sainte Victoire (Bouches-du-Rhône), une expérimentation a été menée avec cette essence sur une valorisation en bois d'œuvre au travers de panneaux de signalétiques.

Un retour d'expérience en cours permettra de ré-apprivoiser cette essence dans une utilisation en extérieur.

Présentation démarche (Coopérative Provence Forêt - 2009)
Etude bibliographique de la valorisation du bois de pin d'Alep
Cette étude, après une présentation du pin d'Alep et de la forêt française puis régionale, fait le point sur l'utilisation de cette essence dans l'industrie du bois. Elle traite également de la protection de la forêt, et de la gestion sylvicole du pin d'Alep. Enfin, les prespectives d'avenir sont présentées, établies sur la base d'études de marchés et d'enquêtes.

Etude bibliographique de la valorisation du bois de pin d'Alep (Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers - 1995)
Classement du Mélèze d'Europe
La ressource nationale de Mélèze d'Europe (Larix decidua Miller) en France est estimée à 101 294 ha pour un volume approximatif de 16,5M de m³ soit 2% des résineux.

Si le Mélèze d'Europe est représenté dans 49 départements français, une seule région concentre 82% de la surface totale et les trois quarts de la production, il s'agit de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

La connaissance des caractéristiques mécaniques et physiques du Mélèze d'Europe est donc une nécessité pour une meilleure valorisation.

Ainsi, l'étude du CTBA a permis de mesurer sur 160 arbres dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur sur 7 régions forestières différentes. Ces 160 arbres ont donné 1820 avivés en dimensions commerciales qui ont permis de réaliser les essais physiques et mécaniques afin de déterminer l'aptitude à l'emploi du Mélèze d'Europe en structure.

Avec les résultats de cette étude, le Mélèze d'Europe peut intégrer la norme de classement structure NF B 52-001 qui permet d'utiliser largement cette essence dans la construction.

Etude classement mélèze (CTBA - 2000)
Classement mécanique du Mélèze Haut-Alpin
Caractérisé par des forêts largement dominées par le mélèze, le Pays du Grand Briançonnais a souhaité faire de la valorisation de cette essence un enjeu de sa charte forestière de territoire. Le Pays a donc commandé une analyse au bureau d'études CBS, visant à une meilleure valorisation du Mélèze.

Le but de cette étude est d'évaluer le potentiel de performance mécanique du Mélèze français grâce à la machine de tri mécanique, la Triomatic. Elle permettra de réaliser ensuite une étude économique sur sa pertinence comme matériau de structure, notamment en charpente, tout en différenciant l'échantillonnage des Hautes-Alpes de celui du reste de la France.


Télécharger l'étude (CBS - 2012)
Essais de classement mécanique du Pin Sylvestre, Sapin et Pin Noir
Plus de la moitié de la surface des départements Ardèche et Drôme est couverte de forêts dont le potentiel sylvicole n'est plus à démontrer, avec des massifs d'importance comme le Plateau Ardéchois, le Diois, le Vercors,…

Le but de cette étude est d'optimiser la valorisation de trois essences locales (Sapin pectiné, Pin sylvestre, Pin noir) grâce à une étude technico-économique comparant le classement visuel et le classement par machine des bois utilisés en structure.

Cette étude montre que le classement par machine valorise beaucoup mieux les bois que le classement visuel (parfois jusqu'à 60% de bois déclassés en moins suivant les lots et les essences).

Les essais réalisés sur trois essences locales : Pin sylvestre, Sapin pectiné et Pin noir ont permis de chiffrer en termes économiques cette différence de classement.

Toute la chaîne de production, exploitation forestière – sciage – séchage doit être optimisée afin de diminuer le taux de déclassement et surtout l'étape du séchage, où apparaissent fentes et déformations souvent source de déclassement.

Essais classements (Fibois 07/26 - 2006)
Synthèse essais classements (Fibois 07/26 - 2006)
Débouchés du Pin Noir
L'étude porte sur cette essence en Suisse. En Provence Alpes-Côte-d'Azur, cette essence est également fortement présente, notamment dans les départements alpins sous influence méditerranéenne. L'étude est donc transposable au problématiques rencontrées dans la région.

En raison de sa résistance aux pollutions chroniques, le pin noir est une essence adaptée aux aménagements urbains. Sa couronne dense et ses aiguilles vertes foncées font du pin noir une essence appréciée des aménagistes.

La résistance naturelle du pin noir est comparable à celle du pin sylvestre. En extérieur, le bois de pin noir va rapidement noircir, puis grisailler. Comparé au mélèze, le grisaillement est moins argenté et les nœuds présentent une différenciation plus marquée. Le bleuissement est un problème et seules des mesures préventives permettent d'éviter cette coloration.

La masse volumique du bois de pin noir est de 10% supérieure au mélèze. Dans l'absolu, les propriétés du bois de pin noir sont supérieures aux autres essences résineuses, de sorte que ce bois présente de nombreux avantages. Pratiquement, le pin noir présente la faiblesse majeure de l'hétérogénéité et de la variabilité du matériau (noeuds, aubier, provenance, poches de résine).

Différents essais ont mis en évidence que le pin noir :
  • se laisse bien cintrer, qu'il peut être collé au même titre que le pin sylvestre, que les traitements de surfaces peuvent se faire de façon similaire au pin sylvestre, que l'imprégnation ne présente pas de différences entre le pin noir et le pin sylvestre ;
  • présente l'avantage majeur de sa grande capacité de résorption mécanique (des impacts sont facilement résorbés). Le bois présente une grande résistance au fendage et ne grince pas ;
  • ne grince pas et résorbe facilement les impacts, donc est parfaitement adapté aux aménagements de planchers et terrasses, decks de piscines, scènes, plateformes, marches d'escalier ;
  • est une alternative intéressante pour les aménagements extérieurs, car le bois de coeur présente une très grande durabilité et la durabilité de l'aubier est équivalente au sapin blanc.
Valorisation Pin Noir en Suisse (Bureau d'études Proxylon - 2007)
Caractérisation mécanique Pin Alep
Les bois de la région présentent une potentialité technologique certaine, et leur très grande variété devrait leur permettre de se placer sur une large gamme d'emploi. Pour cela, ils doivent faire l'objet de diagnostics technologiques, depuis l'étude de la qualité des arbres sur pied jusqu'à l'optimisation des itinéraires technologiques adaptés à chaque essence ou groupe d'essences, et l'analyse des marchés effectifs ou potentiels correspondants.

Fréquemment utilisé en reboisement en climat méditerranéen sec, le Pin d'Alep, qui s'étend sur plus de 200 000 ha en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, est une essence dont les propriétés technologiques ont été peu étudiées (Dilem 1992*, Thibaut et al. 1992*) bien qu'elles présentent une forte variabilité en fonction de différents facteurs externes, notamment l'âge des arbres et les conditions de croissance (Malkh 2001*).

Ces études et recherches font ressortir des premières tendances :
  • les caractéristiques intrinsèques du Pin d'Alep sont souvent proches de celles du Pin maritime,
  • les techniques de débit «périphérique » apparaissent les mieux adaptées pour obtenir le maximum de pièces à faible teneur en résine,
  • les caractéristiques technologiques des bois restent très variables en fonction de la répartition géographique des peuplements ce qui nécessite la mise en place d'études locales pour une meilleure connaissance du matériau.
Caractérisation du Pin d'Alep (CIRAD - 2004)
Qualification des résineux de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Le SERAM a réalisé une étude concernant la détermination des caractéristiques mécaniques des résineux de la région Provence-Alpes-Cote d'Azur. L'étude a été commanditée en 1987 par le Centre Interprofessionnel de Commercialisation du bois et du Liège.

Les principales conclusions sont que tous les résineux de la région présentent des caractéristiques comparables, le mélèze, le pin noir et le pin d'Alep se classant parmi les premiers.

Rapport de caractérisation des résineux (SERAM - 1987)
Evolution de la ressource en Pin d'Alep en région Provence-Alpes-Côtes d'Azur
Le massif de pin d'Alep couvre 220 000 hectares en région Provence Alpes Côte d'Azur pour 12 millions de m3 sur pied et une production de 547 000 m3 par an. Ce massif est à 80 % privé. Il est constitué de 60 % de futaies et de 40 % de mélanges futaie-taillis. La surface a augmenté de 11 % depuis le dernier inventaire et le volume sur pied de 31 %.

La disponibilité totale est actuellement de 225 000 m3/an et sera doublée en 2035 (450 000 m/an) pour revenir à 400 000 m3/an en 2050.

Cette augmentation est due à la distribution des classes d'âge actuelle où les jeunes peuplements de 20 à 50 ans constituent une part importante de la surface.

Cette augmentation de la disponibilité s'accompagnera :
  • de l'augmentation de la part des coupes rases dans la récolte ;
  • d'une augmentation de la part des futaies dans la récolte ;
  • de l'augmentation de la part de la disponibilité dans la classe 1 de fertilité ;
  • de l'augmentation des gros bois et très gros bois dans la disponibilité et de la stabilité des petits bois et bois moyens.

Actuellement la récolte commercialisée est de l'ordre de 50 % de la disponibilité calculée. On peut penser que cette proportion n'augmentera pas. Mais son maintien à ce niveau se traduirait par un volume commercialisé de 200 000 m³ dans 30 ans soit une augmentation de 66% par rapport aux 120 000 m³ récoltés actuellement selon l'EAB.

Évolution Pin Alep (AFOCEL - 2005)
Détermination de la durabilité et de l'imprégnabilité du Pin d'Alep
L'institut technologique FCBA a conduit une étude en 2014-2015 sur "la durabilité et l'imprégnabilité du Pin d'Alep", essentiellement dans un but de production de revêtements intérieurs ou extérieurs.
Les résultats obtenus montrent une durabilité naturelle du Pin d'Alep jugée insuffisante vis-à-vis des champignons lignivores. Cette essence pourrait être utilisée à condition d'appliquer des traitements de protection.

Télécharger l'information synthétique (FCBA - 2015)
Règles de base du séchage du Pin d'Alep
L'institut technologique FCBA a publié en juin 2016 un rapport d'étude sur le séchage du Pin d'Alep, dont le but est de déterminer des règles de séchage pour cette essence afin de satisfaire les besoins et impératifs des acteurs de la filière bois.
Intitulée "Etablissement des règles de base du séchage du pin d'Alep et premiers éléments technico-économiques", cette étude vise ainsi contribuer à l'optimisation de cette étape du séchage, afin de notamment en limiter le coût, pour la production de pièces de tout usage (charpente, ossature, lambris, bardage, produits d'agencement ou d'ameublement).

Télécharger l'étude (FCBA - 2016)

[Fermer]